La Coordination de l’Opposition Démocratique (COD)-une coalition de 11 partis politiques-a décidé « d’un boycott actif »  des élections législatives et municipales prévues les 12 et 26 octobre 2013 en Mauritanie.

Une série « de manifestations pacifiques (campagne d’explication, marches et meetings…) seront organisées pour mobiliser les mauritaniens autour de la nécessité d’un véritable retour des militaires dans les casernes ».

Les responsables du collectif ont rendu publique cette décision lundi, au cours d’une conférence de presse, organisée en présence de nombreux leaders de la coalition, parmi lesquels notamment Ely Ould Mohamed Vall, ancien chef de l’Etat (août 2005/avril 2007).

 

Donnant les raisons de ce boycott, Mohamed Abderahmane Ould Moine, vice président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), ancien ministre des affaires étrangères, a évoqué « le refus de nouer un  dialogue sérieux avec l’opposition » de la part  du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le même responsable a dénoncé « la mobilisation des moyens de l’Etat et de  l’argent public, 400 millions d’ouguiya (soit 1 millions d’euros), au profit d’une campagne anticipée de l’Union Pour la République (UPR) »-principal soutien du pouvoir de Nouakchott.

Pour sa part, Mohamed Jemil Ould Mansour, leader de la mouvance islamiste modérée « estime nécessaire un consensus politique fort et des organes consensuels (CENI), comme préalable à toute idée de convocation du collège électoral ».

Suite à une série de reports dans l’objectif de nouer un dialogue de nature à instaurer un climat de confiance entre le président Mohamed Ould Abdel Aziz et la COD, le mandat des députés et des élus municipaux en Mauritanie est arrivé à expiration depuis novembre 2011.

Ce dialogue a buté sur l’exigence par l’opposition radicale, d’un gouvernement de large consensus.

Le gouvernement mauritanien a annoncé la convocation du collège électoral le 3 août dernier.

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