La diaspora mauritanienne de France et d’Europe, proteste contre « la discrimination » dont elle est victime, dans le cadre d’une opération d’enrôlement des populations, engagée par le gouvernement depuis le mois de mai 2011, dans une lettre ouverte adressée au président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le timing de publication de cette correspondance intervient quelques heures avant un show médiatique du président de la République face au peuple, avec la participation de quelques journalistes triés sur le volet, prévu mardi soir à Nema (1200 kilomètres au Sud/Est de Nouakchott).

La diaspora de France et d’Europe dénonce le fait que le candidat à l’enrôlement soit dans l’obligation de présenter une carte de séjour pour établir la preuve de sa nationalité mauritanienne. Pendant que les mauritaniens vivants en Arabie Saoudite et en Côte d’Ivoire sont enrôlés sans pièces d’identité.

Un  constat qui  renvoie « à la violation du principe d’égalité des citoyens et de non-discrimination ».

A l’instar des autres pays d’Afrique, la diaspora mauritanienne effectue annuellement  d’importants  transferts de fonds vers le pays.

Une manne financière  qui contribue grandement à l’équilibre économique et social des familles sans revenus intérieurs  restées sur place, mais qui n’a jamais encore fait l’objet d’une évaluation pour en déterminer le montant exact, contrairement aux états voisins (Sénégal, Maroc, Mali, Algérie).

Et au-delà de la survie au quotidien d’importantes communautés,  ces immigrés dont certains sont des cadres dans de grandes institutions, disposent du potentiel requis pour  contribuer à l’investissement au développement du pays.

Mais pour cela, il faut absolument que « leur mauritanité »-attention au poison-soit reconnue.

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