En cette période de campagne présidentielle , qui bat son plein, l’opposition sénégalaise porte un regard sur les accords de pêche , paraphés entre la Mauritanie et le Sénégal.

Les modalités des accords  sont souvent décriées par  l’opposition, pensant que la seule partie gagnante est la Mauritanie.

Après  les attaques du président du parti  REWMI ,  Idrissa Seck  sur cette convention , c’est autour du leader de l’Unité et du Rassemblement (PUR) , El Hadj Issa Sall de remettre  en cause ses clauses lors de son meeting , tenu , lundi 4 février à Mbour , localité située à quelque 80 kilomètres de la capitale sénégalaise,  Dakar.

Le responsable politique a promis une large concertation avec les pays limitrophes notamment la Mauritanie, la Gambie et  la Guinée Bissau pour que  les contrats de pêche soient revalorisés et facilités.

« Il faut que ces accords de pêches soient beaucoup plus profitables aux parties prenantes », a-t-il laissé entendre.

En outre, Issa Sall a  évoqué les problèmes  de sécurité  en mer et  exhorte les  pêcheurs sénégalais  à porter  les gilets, en plus d’utiliser la géolocalisation mise en place par le gouvernement.

Depuis la signature des accords de pêche sénégalo-mauritaniens, en juillet dernier, des activistes dénoncent  les procédures imposées  par la Mauritanie  notamment le débarquement des captures en terre mauritanienne.

Rappelons que  la Mauritanie et le Sénégal ont  signé, le 2 février 2018, un nouvel accord de pêche en marge du sommet de l’Union africaine, tenu les 1 et 2 juillet 2018  à Nouakchott.

Selon les termes de cet accord, 400 licences de pêche sont octroyées aux mareyeurs sénégalais par les autorités  mauritaniennes.

Pour une durée d’un an renouvelable, les pêcheurs sénégalais  sont autorisés à capturer  50000 tonnes de poissons (sardinelles,  chinchards,  ethmaloses et  anchois)  dans les eaux mauritaniennes avec 400 pirogues.

Ibrahima Junior Dia

 

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