Après des années de couacs, caractérisée par une perte de vitesse au niveau  des échanges commerciaux,  l’Union du Maghreb Arabe (UMA) est  plus que déterminée  à donner du tonus à son processus d’intégration économique.

Ainsi, l’entité va réhabiliter un vieux projet datant des années 90, la ligne de chemin de fer transmaghrébine reliant le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sur une distance d’environ 2 350 km.

Dans un communiqué, publié mardi 5 février, l’UMA a fait savoir qu’elle a obtenu un don de la  Banque africaine de développement (BAD) pour financer  les travaux  préparatoires du projet.

Toutefois, le document  n’a pas  dévoilé  le montant du financement mais a souligné qu’une partie de la somme sera consacrée à l’organisation de la table ronde des bailleurs de fonds, prévue le 28 mars 2019.

Selon la même source, c’est d’abord  la ligne  Algérie-Maroc, long de 363 kilomètres, qui sera réhabilitée et modernisée. Ensuite, celle d’Algérie -Tunisie, qui s’étend sur 503 kilomètres.

L’UMA, considérée comme  l’une des régions du monde les moins intégrés avec  3% du volume d’échange,  est en train de faire depuis quelque temps des efforts notoires pour inverser cette tendance.

Dans cette dynamique, on note une plus grande implication des 5 états membres (Mauritanie, Maroc, Tunisie, Algérie, Libye)  dans ce nouveau challenge.

En 2018, les transactions commerciales ont connu des hausses considérables grâce aux forums économiques d’envergure, organisés entre les différents pays.

Initié au début des années 90, pour un coût  estimatif de  3,8 milliards de dollars, ce projet de réhabilitation aura un impact  socioéconomique considérable  au sein de cet espace, qui se cherche depuis des années.

Ibrahima Junior Dia

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