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Du coup de forcing au coup de grâce, quelle mouche a piqué Aziz ?

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Alors que les plus pessimistes qui pensaient que les faucons de l’Union Pour la République (UPR), vont faire le forcing, voilà que le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, déjoue tous les pronostics par un coup de grâce.

Le raïs a désigné le  général Ghazouani  pour lui succéder  à la tête du parti qu’il a lui-même créé en juin 2009.

L’ex-patron de l’armée mauritanienne a été  l’un de ses plus proches collaborateurs, un vieux compagnonnage datant de plus 35 ans.

Aziz  lâche ainsi ses faucons, qui pourtant étaient plus que déterminés à lui offrir sur un plateau d’argent  le troisième mandat, en usant de  leur majorité à l’assemblée nationale pour modifier la constitution.

Un projet  que  le maitre du jeu a préféré ranger dans les tiroirs pour éviter sans doute tout agissement de la part des mauritaniens.

La classe politique et certains activistes à travers les réseaux sociaux ont toujours dénoncé cette forfaiture.

Mais la question fondamentale que se posent  bon nombre d’observateurs  est de savoir pourquoi  Aziz a préféré abandonné son plan A (coup de forcing) pour  dérouler son plan B, consistant à placer son homme de confiance à la tête du pays.

En tout cas ce qui est  sûr les donnes ont changé  et les manœuvres dictatoriales ne sont plus tolérées par une communauté internationale, qui veille au grain.

Le cas de la Gambie est illustratif !

Après  22 ans de règne, le président Gambien, Yahya Jammeh, n’a jamais imaginé qu’un jour qu’il serait  délogé au  palais présidentiel (State House) par une force étrangère.

Aziz a sans doute compris  que la donne a changé pour  dérouler son plan B, consistant à confier  les rênes du pouvoir  à son plus proche ami et collaborateur.

Pile ou face, c’est la même pièce de monnaie !

De l’avis de certains analystes politiques, si  l’ex chef des armées est élu président, c’est  l’œuvre d’Aziz qui sera pérennisée. Comme dit l’adage, « déshabiller saint Pierre pour habiller saint Paul ».

Ce sont  les mêmes hommes qui vont continuer  à diriger la Mauritanie à part que Aziz n’est plus le boss.

Maintenant la question est de savoir  est-ce que le président va revenir sur la scène politique .En tout cas il a éclairé l’opinion nationale et internationale par ses propos :

« Je vais continuer à faire de la politique et m’engager pour la Mauritanie. Dès que la Constitution me permettra de me représenter, je le ferai. Je ne peux pas me présenter à un troisième mandat mais la Constitution ne m’empêche pas de me représenter après ».

Ibrahima Junior Dia 

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