À quelques mois du scrutin présidentiel, le champ  politique semble électrisé et les manœuvres  se poursuivent.

Aussi bien du côté de  l’opposition que de la mouvance présidentielle, le brouhaha politique se fait sentir.

Ainsi, l’Union pour la République (UPR) est secouée par un problème interne avec une vague de protestations contre la candidature de Mohamed Ould Ghazouani dans la course à l’élection présidentielle.

Certains activistes du parti  ne sont pas favorables  au  dernier coup de poker d’Aziz, consistant à confier les rênes du parti  à un homme en Kaki.

Ces hommes tapis dans l’ombre  sont  plus que  déterminés à barrer  la route au meilleur ami d’Aziz.

Une histoire de dire non  au chef de guerre et ses gangs, déterminés à pérenniser l’œuvre militaire.

Certains  barons du parti  ainsi que  les faucons, recalés dans leur coup de forcing  d’un troisième mandat d’Aziz, sont prêts à la confrontation.

Une attitude qui a fini de semer  une atmosphère tendue au sein de la mouvance présidentielle, ayant qu’un seul objectif conquérir le pouvoir.

Actuellement, cette protestation interne   défraie la chronique .Elle est dans  toutes les lèvres à quelques semaines du congrès décisif où le « grand troupeau » sera  sans doute remis  à l’ordre du général,  Ghazouani.

Les activistes cèderont-ils à la volonté du chef ?   Les faucons  vont-ils  enterrer la hache de guerre ?

Voilà autant de questions qui trouveront  sans doute leurs réponses  lors des assises de tous les dangers.

De son côté l’opposition  qui agit  en ordre dispersé,  aura du mal à présenter une candidature unique.

D’ailleurs, les  prétendants  au fauteuil présidentiel se multiplient  au fur et à mesure  que la date butoir approche.

Dans  la semaine on a enregistré  de nouveaux candidats  qui  veulent briguer le suffrage des mauritaniens.

En  tout cas, ce qui est  sûr, l’opposition dans sa grande majorité  n’aura pas une candidature unique.

Déjà, certains leaders notamment Biram Dah Abeid ont  affiché leur ambition à la conquête du pouvoir.

Arrivé deuxième lors de l’élection présidentielle de 2014 avec 8,67 % des votes, le droit-de-l’hommiste croit fermement à ses changes pour sa deuxième tentative.

Des signaux  de  faiblesse  pour  l’opposition

Alors que certains esprits avertis les attendent sur des programmes et alternatives à proposer aux mauritaniens, l’opposition s’attardent encore sur des détails.

Les détracteurs d’Aziz ont  brandi encore leur vieille doléance à savoir des élections libres et transparentes.

Dans une lettre de correspondance adressée, samedi au gouvernement, l’opposition notamment le parti  Tawassoul (islamistes), le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould Daddah et Sawab exigent la restructuration consensuelle de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et l’élaboration transparente du fichier et de la liste électoraux.

À  quelques semaines  avant l’ouverture officielle  de la campagne électorale, la problématique du leadership des candidats  fait débat.

Il appartient désormais à chacun de trouver son candidat !

Ibrahima Junior Dia

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