Les autorités mauritaniennes  sont  plus que déterminées à accélérer la cadence du  plan national de développement agricole 2016-2025.

L’état a sorti  l’artillerie  lourde  pour booster la production agricole qui occupe une place de choix dans  le plan de la  Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP).

Ainsi, en  conseil des ministres du jeudi 14 février,  le gouvernement a donné un signal fort  pour  l’accroissement  de  la production agricole.

L’état envisage de construire  une station de pompage sur le fleuve Sénégal pour augmenter la capacité de pompage des eaux dans le canal et permettre ainsi d’irriguer 35 mille hectares.

Cette infrastructure aura pour  effet non seulement de booster la production agricole  mais également  de créer des emplois  dans cette zone,  considérée comme le grenier à riz du pays.

Dans cette dynamique, la Mauritanie a  encore une fois décoché ce weekend un financement additionnel dans le cadre  du Projet de développement de filières inclusives (PRODEFI) d’un montant de 7 millions de dollars, soit environ  257, 6 millions d’ouguiyas MRU.

Cet accord a été signé jeudi 14 février  à Rome  par le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Diay  et le directeur du bureau régional du FIDA  pour l’Afrique de l’Ouest et du centre, M Lisandro Martin , en marge de la 42 ème session du conseil des gouverneurs de l’institution.

Ce financement sous forme de don a pour objectif  principal de  renforcer  la sécurité alimentaire des populations rurales les plus démunies dans les zones d’intervention du projet.

Le secteur agricole en Mauritanie ,  un potentiel inexploité  

Selon  la banque africaine de développement (BAD), l’agriculture  ne joue pas son véritable rôle dans le processus de création de valeur ajoutée du pays.

Selon les chiffres avancés  par l’institution, l’agriculture ne contribue qu’à hauteur de 14% du PIB et ne génère que 38% de l’emploi total.

L’institution panafricaine a également fait savoir  dans un rapport que la Mauritanie importe près de 60% de ses besoins alimentaires.

Par conséquent, la BAD a recommandé à la Mauritanie d’adopter une stratégie durable de sécurité alimentaire.

Ce qui permettra  au pays  d’augmenter  l’offre alimentaire  et de diminuer progressivement la dépendance aux importations.

Ibrahima Junior Dia

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here