Ça y est c’est fait,  Macky Sall a été réélu président du Sénégal pour un nouveau mandat de 5 ans, selon une annonce faite, jeudi 28 février par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Selon cette instance, le président  Sall  a gagné  ces  élections avec un  pourcentage de 58,27%  à l’issue du scrutin présidentiel de dimanche 24 février.

Il est suivi  du leader de REWMI,  Idrissa Seck  qui  obtient  20,50%. Le président du PASTEF, Ousmane Sonko  arrive en troisième position avec  15,67%.

Les deux autres candidats  Issa Sall du PUR et Me Madické Niang , occupent respectivement l’avant-dernière et la dernière  place avec  un taux de 4,07% et de 1,48%.

« Sur un fichier électoral estimé à 6 millions inscrits, 4 millions 383 mille 879 suffrages se sont valablement exprimés, soit un taux de participation de 66,23% », a noté la commission .

L’attente a été longue mais finalement  le verdict des urnes a donné vainqueur le  président de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby).

La guerre des chiffres  a bel et bien eu lieu entre  la mouvance présidentielle et  l’opposition sénégalaise incarnée principalement  par  Idrissa Seck et la révélation de ces élections , Ousmane Sonko.

Mais finalement l’organe habilité à trancher  et  a donné vainqueur le candidat, Macky Sall.

Actuellement, les commentaires vont bon train, allant des spécialistes en politique aux profanes. La réélection de Macky Sall est dans toutes les lèvres.

Comme à l’accoutumée, l’opposition  n’a pas reconnu la victoire  et  a  dénoncé une fraude électorale.

Les détracteurs du locataire du Palais Roume  sont unanimes, il n’y  a pas eu d’élections au Sénégal  mais de la mascarade.

Jamais dans l’histoire politique  du Sénégal, un scrutin n’a été truffé de fraudes  et de considérations ethnico-religieuses , a lancé un cri du cœur, un partisan de changement de régime.

Maintenant que les résultats  ont été avancés par la CNRV, il reste au conseil constitutionnel de les valider officiellement dans les prochains jours.

Pour l’instant des séries de manifestations s’organisent timidement dans les rues de Dakar où  certains citoyens  notamment les jeunes sont plus que déterminés à en découdre avec le nouveau élu.

Réussiront-ils à délogé  le nouveau pensionnaire du palais, conformément à leurs discours et slogans.

En tout cas ce qui est sûr  une  vive tension post-électorale risque de sévir  au Sénégal.

Les activistes vont-ils  accepter leur défaite  et revenir à de meilleurs sentiments ?  Vont-ils continuer la lutte ?

Attendons d’y voir clair !

Ibrahima Junior Dia

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here