Alors que la candidature unique de l’opposition est incertaine, la majorité présidentielle  a déjà commencé à baliser le terrain politique.

En effet, le maitre du jeu, Aziz,  a donné  quartier  libre au candidat de la majorité à l’élection présidentielle de 2019, Mohamed Ould Ghazouani.

L’homme fort de Nouakchott a procédé, vendredi 15 mars à un mini remaniement ministériel  marqué principalement  par la sortie de Ghazouani de l’appareil gouvernemental.

Une décision qualifiée par bon nombre d’observateurs de stratégique .Selon  eux, cela donnera du temps au général, Ghazouani et  de mobiliser  ses troupes. Il lui permettra   également d’aller à la prospection du terrain politique.

Des sources internes avaient annoncé qu’il y a eu remous au sein de l’UPR concernant la candidature de Ghazouani.

Certains faucons n’étaient  pas d’accord avec le rais qui voulait  imposer son compagnon de guerre à la tête du parti.  Selon des sources proche du dossier, le problème a été réglé à l’interne.

De son côté, l’opposition  risque d’aller en ordre dispersé à l’issue des élections présidentielles, prévues au mois de juin prochain.

Les détracteurs d’Aziz n’arrivent plus à parler le même langage (querelles de positionnement et leaderships).

Les propos  de Mohamed Ould Moloud, président de la Coalition électorale de l’opposition démocratique (CEOD), qui regroupe la plupart des partis de l’opposition dite radicale, sont révélateurs : «nous avons décidé de laisser à chaque parti la liberté de choisir son candidat, tout en continuant à coordonner nos positions, surtout en cas de second tour ».

Cette déclaration  a fait sortir Kardiata Malick Diallo de ses gonds. Pour la responsable,  la candidature de Ould Maouloud est un suicide politique.

« Ould Maouloud qui incarne même l’opposition  devrait plutôt œuvrer  à  l’unification  au lieu de réveiller les  démons de la division », a-t-elle laissé entendre.

Une opposition divisée et fragilisée

Le ministère de l’intérieur a dernièrement  donné un  « coup de machette »  à l’opposition notamment avec la dissolution de 76 partis politiques.

Ils ont obtenu moins de 1% des voix lors des élections municipales de 2013 et 2018.

Conformément à la loi sur les élections, les autorités ont tout simplement passé à l’acte.

Une mesure qui a  coupé les ailes à certaines formations politiques, déterminés pourtant à bouter dehors le régime d’Aziz.

Pour  l’instant, le  vent ne semble  pas favorable au camp de l’opposition, qui devra  impérativement revoir sa copie avant l’ouverture de la campagne électorale.

Ibrahima Junior Dia  

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