L’économie mauritanienne qui pourrait enregistrer une croissance de  6 % en 2019 contre  3,6% en 2018 devra  encore compter  sur une perfusion financière du FMI pour dynamiser son économie.

Dans un communiqué  parvenu à la presse lundi 18 mars , sanctionnant la visite d’une mission du fonds en Mauritanie effectuée du 27 février au 13 mars 2019, l’institution de brettons Woods a annoncé un quatrième décaissement de 16,56 millions de DTS (environ 23,0 millions de dollars), dans le cadre  de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Selon la même source , ce décaissement se fera suite à l’examen  du dossier par le Conseil d’administration prévu en mai 2019.

Une « cure d’engraissement » qui a commencé à porter ses fruits

Depuis plusieurs années, l’économie mauritanienne fait face à un déficit chronique de sa balance des paiements, causé principalement par  la chute des cours de matières premières notamment le fer qui représente environ 1/3 du budget de l’ État.

L’économie  s’est considérablement dégradée ses dernières années, avec des taux de croissances relativement faibles allant de 2% en 2015 ; 1,5% en 2016 et 3,5 % en 2017.

Face à cette situation, le FMI a préconisé  à la Mauritanie d’adopter  la FEC. Un instrument visant à soutenir les pays à faibles revenus, notamment en période de crise.

Mais depuis l’adoption de ce programme en 2017 ,  la Mauritanie a renoué avec la croissance en 2018 avec  3,6%  et table sur un taux de 6% en 2019.

Selon le FMI, « les perspectives économiques sont favorables, compte tenu notamment des cours soutenus des matières premières, du démarrage du projet gazier offshore ».

Et d’ajouter, « la croissance de 3.6% en 2018 par un excédent budgétaire lié à la bonne tenue “des recettes fiscales, de revenus élevés provenant de licence d’exploration et à une exécution plus lente que prévue des dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures ».

L’autre remarque est sans doute que l’évolution défavorable des prix des matières premières a eu un moindre impact sur l’économie du pays.

Ce qui montre que le pays  est sur la bonne voie de la diversification économique notamment avec la mise en valeur  des autres secteurs non extractifs (pêche, agriculture, élevage…).

Une bulle de la dette qui s’éclate

Alors que  l’économie mauritanienne commencée  à s’écrouler sous le poids de la dette, frôlant les 97,51% du PIB, cette endettement s’est fortement ralenti.

Selon le FMI, la dette publique extérieure a baissé à 69% du PIB en décembre 2018.  Néanmoins, l’institution a recommandé à la Mauritanie d’éviter les emprunts non concessionnels afin de ne pas retomber dans les travers du poids de la dette et de son service.

Rappelons  que la Mauritanie s’est engagée avec le FMI à mettre en place le programme d’aide appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).

Ce programme a été financé d’un coût global de 115,9 millions de DTS, soit environ 168,2 millions de dollars.

D’une durée  de 3 ans (2017/2019), elle a été approuvée par le Conseil d’administration du FMI le 6 décembre 2017.

Ibrahima Junior Dia

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