Le collectif  des victimes de la répression  des victimes  militaires (COVIRE) a encore  réactualisé le dossier du passif humanitaire.

En  marge de la célébration de la journée nationale de réconciliation décrétée par le président, Aziz, le 25 mars, les «  protestataires » ont exigé à ce que l’état  prend sa responsabilité et  d’éclairer la lanterne des  mauritaniens.

Pour monter leur mécontentement , les  veuves et orphelins des exécutions extra-judicaires  dans les casernes, au cours des années  89/90 , ont tenu un sit-in devant les locaux de la présidence.

Ils ont eu comme mot d’ordre principal, «Pas de réconciliation nationale, sans devoir de vérité et de justice».

Abordant des banderoles, ils ont  également  déploré  la lenteur de l’exécution de ce dossier, qui n’a que trop duré.

Selon eux, il est  temps  que les autorités  en finissent  sur cette affaire, qui constitue la plus grande tragédie de l’histoire de la Mauritanie.

Un carnage qui  a occasionné la mort de  plusieurs centaines de militaires (officiers, sous-officiers, soldats)   issue de la communauté africaine  sur la  période allant de septembre  1990 à  février  1991.

En outre,  les victimes  ont  demandé  à ce que « la loi d’amnistie votée  par le parlement en 1993, sous le régime d’Ould Taya, soit abrogée ».

En rappel, en 2017, l’Etat s’est résolument engagé  à indemniser  les victimes mais  concernant  la restitution des faits, la question est toujours en suspens.

Ibrahima Junior Dia  

 

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