En marge de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, ce vendredi 3 mai, un  regard est porté sur l’évolution  des médias en  Mauritanie.

La diffusion de l’information  a-t-elle   progressé  ou reculé dans le  pays des millions de poètes ?

Les journalistes ont-ils le droit  d’exercer  librement leur  métier dans ce pays ?

En tout cas, le dernier rapport de  l’ONG Reporters Sans Frontières (RSF) semble lever un coin de voile sur cette question complexe dans un pays qui ne l’est pas moins.

Selon RSF, la Mauritanie a perdu 22 places,  passant du 72e  rang  en 2018 au 94 éme cette année.

Si l’on se fie aux mêmes sources, le pays a  été également détrôné de sa première place au Maghreb par la Tunisie.

Une contre-performance due,  souligne le rapport, au cas Mohamed Cheikh Ould Mohamed Mkaïtir, du nom de ce blogueur accusé de blasphème et emprisonné depuis 6 ans dans des conditions  mystérieuses.

Mais également, indique le document, du fait  des journalistes qui n’arrivent pas à exercer  librement leur travail quand il s’agit d’aborder des  dossiers  sur les phénomènes sociétaux notamment l’esclavage.

Un sujet qui met  généralement  dans tous ses états les autorités mauritaniennes.

Ces remarques ont fait  sortir, certains observateurs, de leur gong pour fustiger l’attitude du régime de vouloir museler la presse.

Les « partisans d’une presse libre » en Mauritanie  sont unanimes, il faudra  que les autorités  mauritaniennes revoient leur copie concernant  le traitement des  journalistes.

Ces derniers participent grandement à l’évolution socio-économique du pays.

Selon  certains « détracteurs du régime », les autorités mauritaniennes se sont passées de  tout commentaire sur ce nouveau rapport.

Et pourtant,  ils se sont longtemps glorifiés de la première place maghrébine pendant des années.

Le constat est là, pour  une presse plus  libre, il faudra fondamentalement  respecter  certaines règles basiques.

Maintenant que les autorités sont déjà averties, reste à savoir comment ils vont procéder  à l’avenir.

Wait and see!

Ibrahima Junior Dia

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