La  Société nationale industrielle et minière (SNIM), plus grande compagnie parapublique de la Mauritanie, vient de céder 80% de la vieille mine de Fderik à une société australienne.

L’affaire conclue à moins de 70 jours des présidentielles du 22 juin, est critiquée par la société civile et les partis d’opposition.

Cet accord de joint-venture avec  la société Australienne BCM International, pour exploiter et développer la mine arrêtée depuis des lustres, est une aubaine selon la SNIM.

La convention permet d’exploiter  le gisement de minerai de fer de cette localité, estimé à 30 millions de tonnes. A noter qu’après 20 ans d’exploitation (1963/1983), la mine  avait été abandonnée  pour des  raisons d’un  taux de découverture important.

Selon les  termes de l’accord, la compagnie australienne va détenir  80% du capital et  les 20 %  restants revenant à  la SNIM. Des sources bien informées laissent entendre que  le deal fait surtout l’affaire des groupes privés mauritaniens  proches du président sortant. Aux yeux de l’établissement, cette nouvelle stratégie (appel à des privés étrangers)  témoigne plutôt de  la volonté de la compagnie d’entrer  dans une nouvelle ère de privatisation.

En rappel, la SNIM, a ouvert  son capital aux investisseurs privés nationaux et  internationaux depuis 1978 .Toutefois, l’État  est resté  actionnaire majoritaire avec  78, 35 % des parts.

Ibrahima Junior Dia

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